COCA-COLA
Cette refonte des packs Coca-Cola puise son inspiration dans l’une des origines les plus fondatrices de la marque : l’étiquette de 1894. À une époque où Coca-Cola s’inscrivait encore dans l’univers des apothicaires, le packaging n’était pas un simple contenant, mais un gage de sérieux, de qualité et de confiance. Le nouveau design réinterprète cet héritage avec respect et précision. Les cadres ornementaux, les typographies travaillées et la hiérarchie très structurée des informations rappellent les codes graphiques du XIXᵉ siècle, lorsque chaque mot comptait et que chaque détail imprimé faisait autorité. Le célèbre script Coca-Cola y retrouve une place centrale, traité comme une signature intemporelle, presque notariale. La bouteille devient ainsi un objet de collection, à mi-chemin entre flacon de pharmacie et manifeste de marque. Les mentions descriptives, volontairement didactiques, évoquent les usages d’antan : un Coca-Cola que l’on dose, que l’on prépare, que l’on savoure. Une approche presque rituelle, loin de l’instantanéité contemporaine, qui redonne du temps et de la valeur au geste. Chaque déclinaison — Original, Light, Zero ou Limonade — s’exprime par une variation chromatique maîtrisée, sans jamais rompre l’unité de l’ensemble. Le système graphique reste stable, solide, reconnaissable, comme une promesse qui traverse les époques sans se déformer. Cette refonte n’est pas un simple hommage nostalgique. C’est une réaffirmation. Coca-Cola se raconte ici comme une marque patrimoniale, sûre de son histoire, capable de regarder en arrière pour mieux affirmer son intemporalité. Un design qui ne cherche pas à séduire par l’effet, mais par la légitimité. Un retour aux sources, pour rappeler que les grandes marques ne vieillissent pas : elles s’ancrent.